L’Amour à la Grecque !

L'amour à la grec - Le cul bordé de nouilles magazine

Bonté divine… A croire que je choisis mes thèmes sur des concepts aussi larges que philosophiques… Et pourtant, il me semble qu’aborder celui-ci n’est pas une mince affaire. En 2022, tout est possible et tout est envisageable en matière d’amour. Puis un seul article ne suffirait pas à développer toutes les réflexions autour du sujet et c’est pour cela, qu’aujourd’hui, j’aimerais aborder l’Amour à la Grecque.

Au détour d’une discussion très intéressante sur les relations polyamoureuses, une information est lâchée : en grec, il y a dix façons de nommer “amour”. Autant dire que cette petite bouchée de culture G m’intrigue tout particulièrement et je décide donc de creuser, histoire de m’instruire. 

En français, s’il vous plait…

Dans la langue de Molière, riche d’un vocabulaire très développé, il y a quelques mots qui peuvent définir le sentiment d’aimer. Il y a bien entendu “amour”, décliné à souhait : amour romantique, amour maternel, amour paternel, amour fraternel, … . Il y a également des constructions plus poussées, comme l’amitié qui définit un relationnel amical. Je pourrais aller plus loin en parlant de vénération, d’idolatration, de passion, … . Quant aux verbes, entre aimer, apprécier, adorer, chérir, … Nous n’avons que l’embarras du choix pour décrire les sentiments et émotions qui nous habitent.

Et en grec ?

Je dirais qu’il y a un niveau de subtilité dans les différentes définitions et je vais essayer de vous expliquer (au mieux) chaque terme avec leur contexte :

  • agapè – C’est la forme d’amour qui fait tourner le monde. Peut-être un sens qui se  rapproche de l’humanité ou de l’altruisme en français, de cette foi dans l’autre et l’inconditionnel.
  • charis – C’est le sentiment du bonheur d’aimer et d’être aimé/e. Cette prise de conscience est liée à cet état de fait.  
  • eunoia – C’est la volonté de prendre soin des êtres aimés, de faire attention à eux et à leurs besoins. 
  • harmonia – C’est le concept d’être en harmonie avec le reste du monde, cette plénitude d’être en phase avec son environnement et tout ce qui gravite autour de soi.
  • philia – C’est l’amitié, l’amour amical, sans qu’une sorte de dépendance ne rentre en jeu, avec l’acceptation que la séparation ne soit pas douloureuse.
  • eros – C’est le désir sexuel et la volonté de jouissance avec l’autre.
  • mania pathè – C’est la passion avec ce versant extrême, dévorant, consumant tout sur son passage.
  • storgè – C’est la tendresse, ce sentiment qui vient après la passion et qui est durable.
  • pothos – C’est l’amour parental, celui ressenti pour un enfant.
  • porneia – C’est l’appétit ou l’appétence de désirer l’autre, au point de vouloir dévorer tout son être.

Comme vous l’aurez compris, dans l’amour à la Grecque, certains mots rejoignent facilement leur traduction. D’autres, un peu moins et utiliser chaque terme dépend très certainement du contexte dans lequel il sera employé.

Alors pourquoi suis-je aussi curieuse de ce qu’une langue, que je ne parle définitivement pas, peut apporter ?

Peut-être parce que l’amour reste l’une de ces fameuses questions existentielles qui traverse le temps. La quête de compréhension de ce sentiment, l’exploration des sensations qu’il provoque, ce tout, est une recherche sans fin. Que ce soit dans des œuvres artistiques, aussi bien permanentes d’éphémères, à travers la philosophie et la littérature… Même la science s’est penchée sur ce cas pour donner une réponse pleine de sens ! 

Il n’y a pas de définition propre. Chaque individu a son rapport avec l’amour. Qu’importe la langue. Qu’importe la culture. Que ce soit avec son/sa/ses partenaire/s, avec sa famille, ses amis, ses compagnons à quatre pattes, … . Avec le monde qui l’entoure. Une chose reste sûre : il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour aimer ! Et la seule limite est celle que vous vous imposerez.

Pour conclure, voici mon conseil :

Donnez et soyez “amour”, vous vous sentirez bien mieux dans votre quotidien !


Après « L’Amour à Grecque », retrouvez également mes autres sujets, sur les pressions sociétales :
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