Paris, 16h30 – Partie 1

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Paris, vendredi, 16h30.

C’est marrant à quel point je me suis toujours imaginée rencontrer plusieurs hommes plus séduisant les un que les autres, faute à la Capitale et aux proportionnalités. Car si on fait le calcul, plus la ville est grande, plus on a de chance de trouver « le/la bon(ne) », non ? Enfin, il semblerait que j’y crois, à tel point que j’ai continué mon acharnement sur les applications de rencontre, grave erreur, puisque les rencontres de ce type, ce n’est pas fait pour moi. Et on me l’a prouvé à mainte reprise.

Alors voilà, le week-end arrive à grand pas, et je n’ai pas envie de rentrer. J’ai juste envie de sortir et de m’amuser, de profiter des lumières scintillantes, des rues pleines de vie et de la musique entrainante qui résonne jusqu’à dehors. 

Sauf que la seule chose dont j’ai vraiment envie c’est toi. 

Tu es là, assis au bureau à quelques centimètres du mien, et ça fait plusieurs jours que ma tête demande à mon cœur de la laisser tranquille. Tu passes près de moi et j’en ai les mains moites, la voix tremblante et impossible de garder mon self-control. 

Le premier truc qui me captive chez toi, c’est ta voix. Suave, légèrement cassée par toutes les clopes que tu t’es enfilé. Ta bouche, pulpeuse comme il faut. Ton nez, un objet de fantasme pour moi. Ton sourire, accentué par un semblant de fossettes. Tes cheveux, qui sont ton atout séduction, tu te plais à y glisser tes doigts, te donnant en air négligé et je-m’en-foutiste qui les rend toutes dingues. Et pour finir, tes yeux d’un bleu hypnotique. Quand je les croise, il m’est impossible de soutenir le regard. Mais tout ça tu le sais, tu le sais que tu leur plais et que c’est trop simple pour toi de les avoir. Alors tu joues avec elles, tel un petit garçon à l’école primaire qui tirait les couettes des filles pour leur montrer un quelconque intérêt.

Je te déteste autant que je te désire. 

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Les détails de ton corps, je les ai déjà imaginés en actions. Dans mes fantasmes, tu étais clair, tu me voulais toi aussi. Tout d’abord, ces lèvres charnues, que tu posais doucement sur les miennes, puis le goût de tes baisers. Les quelques mèches de cheveux qui se glissent sur ton front, se mêlant à la sueur de ton effort. Ton odeur et ta main, qui enveloppe mon cou en le serrant délicatement, et tes gémissements à la venue de ton éjaculation.

C’est marrant de devoir faire comme si de rien n’était alors que tu as dû me cramer à 8 000. En même temps, « Coucou discrétion ». Tu te souviens de cette soirée où on avait bu et que tu as commencé à briser la glace entre nous ? Je crois que c’est à ce moment-là je n’ai pas pu m’empêcher de fixer ta bouche. J’avais envie de la goûter, de la mordre, et de sentir les caresses de ta langue sur la mienne. Voilà, c’est le soir où les ennuis ont vraiment commencé. Depuis, c’est un combat permanent avec moi-même où je dois m’empêcher de te voir comme un amant potentiel.

Donc me revoilà presque un mois après cette soirée, à oublier mes sentiments et ces vibrations dans le ventre. Ah oui et tant qu’à faire, oublier également qu’à cette soirée je t’ai fait comprendre que tu m’attirais.

Vendredi, 18h, finalement on va tous boire un verre ensemble à la débauche avant d’entamer le week-end.

J’ai envie de te voir éméché, de savoir ce que tu penses vraiment, sans filtres. Moi cette fois, je garderai la tête froide, à défaut de te voir rendre brûlant tout le reste en moi.

Et pour voir j’ai vu. Toi et elle évoquer des rancunes passées qui vous pèsent. Toi la désirer, ne pas vouloir qu’elle s’en aille, et la dévorer des yeux. Et moi, là, las, me prendre une gifle.

Sauf qu’il y a quelque chose que tu ne dis pas. Sois tu craques pour elle, sois tu joues un double jeu. Mais ton comportement des derniers jours me laisse un goût aigre-doux.

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P.S. : J’obtiens toujours ce que je veux.. Je ne vais pas en rester là, tiens-toi prêt.

Article rédigé par @strawb.erotic

L'incarnation du magazine, avec sa propre personnalité, ses propres aventures et ses propres récits. Il est libre, ouvert et souvent incorrect. Derrière lui se cache tout.e.s les rédactr.ices.eurs qui ne veulent pas donner leurs identités lors de certaines histoires. Il est la liberté d'être ce qu'on veut à jamais : Épanoui et en train de manger des pâtes !

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