Le mariage… et pourquoi pas ?

Le mariage en 2022

PRESSION SOCIÉTALE #4 – Le mariage

« Et ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants … »

Cette fameuse conclusion… Parlons du mariage, voulez-vous ? Et je vous entends déjà crier au scandale :

« Encore un concept patriarcal pour calmer les hystériques en mal d’un besoin de stabilité ! »

Ou encore cette autre phrase type :

« Nan mais le mariage, c’est quoi ? Juste un bout de papier… C’est tout… » 

Comme pour les autres sujets que j’aborde dans ma série « Pressions sociétales », je vous partage mes pensées et mes ressentis. Vous pourrez vous y retrouver… ou pas ! Cependant, je trouve important d’ouvrir la parole sur une autre étape du chemin de vie, que vous soyez pour ou contre, car c’est une des questions qui arrivera sur le tapis à un moment ou à un autre de votre existence.

Étape obligatoire pour un couple ?

Déjà, sur ce point et selon ma vision, il y a une grande différence entre les couples hétérosexuels et les couples homosexuels car ce droit n’était pas accessible à tous jusqu’il y a très peu. 

Pour les premiers cas, cette interrogation pouvait se poser en toute liberté et semblait être une étape essentielle dans un couple avant d’autres petites cases à cocher. Un peu comme un schéma tout tracé à partir du moment où une union s’officialise. Là aussi, les mœurs ont changé ! Se marier aujourd’hui n’a plus le même impact dans la conscience collective car divorcer est devenu « facile ». Et j’irai même plus loin en affirmant que s’il y a autant de divorce, c’est parce que la décision de se marier n’est pas forcément prise pour les « bonnes » raisons. En 2022, en France, je me dis qu’un mariage devrait célébrer l’amour entre deux êtres humains et non acter des obligations désuètes.

Pour les seconds cas, je dirais que c’est un choix mieux réfléchi. Alors, je ne fais pas partie de ce groupe donc j’avance simplement mon avis avec une hypothèse. Étant donné que ce n’était pas un acquis avant la loi de mai 2013 sur « le mariage pour tous » en France, la décision de passer le pas n’est pas prise à la légère et résulte d’une réflexion plus poussée. J’irai même à dire mieux fondée. Peut-être suis-je dans le faux, certes, et ce serait intéressant d’avoir des témoignages, des vécus de chacun pour aller plus loin, avec une suite à cet article par exemple ?

Le mariage civil et le mariage religieux

Là aussi il y a une distinction à faire. Il y a deux types de mariage : le civil et le religieux. 

Le civil se fait à la mairie, devant le maire de votre bourgade de résidence ou devant l’un de ses adjoints. Cela vous délivre une petite attestation, le fameux bout de papier cité plus haut, et votre livret de famille. Bref, aux yeux de la loi, vous êtes uni(e)s juridiquement parlant. Romantique, n’est-il pas ? 

Puis le mariage religieux. Qu’importe votre confession. Et il n’est pas accessible à tous par contre… Je n’entrerai pas dans ce débat… En général, c’est un représentant de la religion en question qui formalise l’union dans un sens plus… spirituel. Se marier religieusement n’a pas de valeur légale si le mariage civil n’a pas été prononcé en amont. C’est bien pour cela que le passage par l’hôtel de ville se déroule en premier avant d’aller fouler les pavés d’une Terre Sainte.

Mon histoire

Étrangement, bien que je n’aime pas suivre les sentiers bien tracés et balisés en rouge, me marier a toujours été une volonté ancrée dans mon âme. Pourquoi ? Je dirais qu’avec le recul, c’était une façon de sécuriser une relation. Une sécurité bien illusoire quand le taux de divortialité est proche des 50% ! 

Je suis en couple depuis près de neuf ans maintenant, et nous nous sommes mariés après cinq années de relation. Cinq années qui n’ont pas été faciles, avec des hauts, des bas très bas, mais depuis que nous nous sommes mariés, notre relation est devenue stable et encore plus forte. Comme si cet engagement avait consolidé les structures de notre lien. Le sentiment d’insécurité que je ressentais profondément s’était envolé. Pouf. D’un coup. Peut-être que mon fort intérieur a conscientisé un traumatisme enfoui et y a mis fin. Alors… je ne me voile pas la face, je reste réaliste… Peut-être que demain, nous nous séparerons car cela fait partie des risques d’une union. Malgré cet état de fait, je me sens sereine. Beaucoup plus sereine. Et heureuse de partager avec lui un quotidien qui nous ressemble. 

Cela dit, le convaincre de passer le pas n’a pas été une mince affaire car lui était tout bonnement contre ! Pourquoi ? Car il n’avait aucune envie d’avoir un mariage « traditionnel ». Vous savez ? La formule gagnante du mairie + église + vin d’honneur + repas en 42 plats avec 250 invités + piste de danse + animations (parfois malaisantes) en folie et tout ce qui va avec ce délire ! D’ailleurs, moi non plus ça ne me faisait pas rêver… Mais alors PAS du tout… Et c’est au détour d’une discussion à bâtons rompus que nous avons mis les choses à plat. 

Et nous avons fait un mariage qui nous ressemble, en petit comité et sans pression de toute l’organisation. Car, au final, ce qui comptait le plus pour moi, était l’engagement qui s’officialisait dans mon cœur.

De plus, en termes d’engagement, il y a bien plus fort que le mariage en mon sens. Comme le fait d’acheter une résidence principale avec sa moitié ou avoir un enfant ! Déjà un prêt sur 25 ans donne une perspective d’avenir assez lointaine alors le fait de créer la vie, n’en parlons même pas !

En conclusion

Aujourd’hui, le mariage est un choix pour tous. Ou, du moins, j’ose l’espérer. Ce n’est plus une étape essentielle pour valider une union. Chacun fait à sa sauce et c’est le plus important. Là où il y a encore cinquante ans, c’était une étape obligatoire pour s’accomplir, aujourd’hui, nous pouvons suivre nos envies. Pour le meilleur… et pour le pire.


Retrouvez les autres chapitres de la saga « Pressions sociétales » :

Chapitre 1er – « Tu ne veux pas d’enfant ? »

Chapitre 2 – « Je n’ai plus de désir ! C’est grave ? »

Chapitre 3 – « L’acceptation de soi, et puis quoi encore. »

Y a-t-il réellement quelque chose à dire ? Depuis plus de 25 ans, je suis plongée dans mon propre univers. Un univers qui s’est construit au travers de nombreuses heures à lire, allongée sur mon lit, dévorant page après page des romans de tout genre. Un monde qui s’est bâti au fil des milliers de lignes écrites, que ce soit pour digresser sur mon quotidien ou lui échapper. Écrire est une partie de mon corps, de mon cœur et de mon âme. Une passion qui a su prendre son envol par le biais d’autres passions, telles que le jeu de rôle, le cinéma ou encore la lecture.

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