Paris, 16h30 – Partie 2

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Pour retrouver la première partie de cette fiction Paris 16h30, c’est : ICI !

Toi, tu te souviens, quand je t’ai dit de te tenir prêt, car je n’avais pas dit mon dernier mot pour t’avoir à moi.

Eh bien voilà, nous y sommes. Et je ne m’attendais vraiment pas à ce que la soirée tourne ainsi. Tu as su me surprendre. Mais reprenons.

Paris, vendredi, 18h00.

On n’a pas encore débauché. Celle sur qui tu sembles avoir des vues vient de partir, nous voilà donc seuls. Tu es piquant, tu m’envoies des vannes qui, si j’étais de mauvaise composition, m’auraient vexé depuis longtemps. Mais je patiente sur mon siège, j’attends sagement que mes amies se libèrent ce soir pour aller boire un verre.

En attendant, tu me fais rire.

Tu t’agaces devant ton écran d’ordinateur et j’en profite pour te renvoyer la balle de tes quelques blagues desagréables. Notre discussion continue, je me régale à te regarder, t’écouter…

Photographe : DERRIEN Laura

D’un coup, tu regardes ton téléphone :

« Tu as 2h devant toi ? Mes amis ne seront pas disponible avant 21h, alors si tu as le temps on peut aller prendre un verre. »

Ok. Alors là je n’étais pas prête.

Je saute de joie intérieurement, mais reste calme devant toi et te réponds, enjouée. « Oui, carrément ». Je suis tellement excitée que je ne réalise pas sur le moment que ta proposition semble seulement être pour « passer le temps » en attendant tes amis.

Paris, vendredi, 18h30

Nous voilà partis, on se pose à une petite table du bar où tu as l’habitude d’aller, dans une partie plus intime de la salle. Je passe pour une débile à bégayer et à raconter des choses intellectuellement légères, sans grand intérêt. Mais tu ne fuis pas, c’est déjà ça. Nos échanges s’enchaînent, les verres également. Étrangement je ne montre pas forcément le meilleur de moi-même, je suis simplement moi et je m’en fiche de ce que tu peux penser sur le moment.

Milles questions s’enchaînent dans ma tête. Pourquoi somme nous ici, attends-tu quelque chose de moi ? Ou c’est peut-être un test. Je ne comprends pas son projet, mais je passe une merveilleuse soirée. L’alcool m’enivre, et je crois que c’est pareil pour toi.Par contre tu parles uniquement boulot et il est 20h, sauf que j’aimerais bien savoir ce que tu me veux.. Il n’a pas fallu longtemps pour que tu me montres les premiers signes d’intérêt.

Paris, vendredi, 20h

Tu trouves des prétextes pour me toucher, et je suis partagée entre te laisser faire et m’éloigner.

Jeu dangereux, mais c’est tellement bon. Et puis, on n’est plus au travail là. A la 3eme pinte, je ne tiens vraiment plus l’alcool. Je commence à réellement me sentir à l’aise avec toi. Donc, on parle de série, de musique, de politique, enfin de tout et rien. On se vanne, et nous voilà à parler de tes cheveux tranquillement. C’est assurément la première chose chez toi qui me rends dingue. Et encore plus quand tu glisses tes doigts entre tes mèches châtains.

Comme une pâtisserie durant un régime, je ne peux pas résister.

L’alcool m’encourageant à ne plus avoir de discernement, me voilà à passer ma main dans tes cheveux. Je fais n’importe quoi là. Tu es mon manager et je me permets un tel geste. Mais tu ne me demandes pas d’arrêter, et à vrai dire heureusement, car à ce moment ma main est indépendante de mon corps. Je continue de glisser mes doigts juste au-dessus de ton oreille, et glisse jusqu’à l’arrière de ta tête, ou je tire légèrement tes cheveux.

Tu m’inspires une envie bestiale.

 Des éclairs de lucidité m’arrivent cependant et tout en caressant tes cheveux, je te dis que c’est étrange ce que je fais, que je devrais enlever ma main. Cependant, tu me demandes de la laisser et un frisson te parcours. J’ai atteint un point de non-retour à ce moment-là. Mais je ne dois pas fantasmer sur toi, ce serait de la folie. Nous continuons nos discussions, et tu ne tiens pas en place. Tu t’approches de moi, puis reprends de la distance puis reviens à nouveau t’asseoir à côté de moi. Ensuite, la discussion se fait plus calme.

Venu de nulle part, voilà que c’est toi qui te montres entreprenant. Ta main se pose sur ma joue et ton regard se plonge dans le mien. J’ai le souffle coupé, la poitrine gonflée et je ne pense qu’à venir me glisser entre tes jambes. À ce moment-là seul mon sexe parle, je sens que je mouille rien qu’à l’idée que tes lèvres effleurent les miennes.

Je commence à m’imaginer ne plus prendre conscience que nous sommes en public, et je me vois te caresser le sexe par-dessus ton pantalon.

Te sentir durcir, et surtout voir ta bite serrée dans le tissu, ça me rend dingue. Je te caresserai jusqu’à te sentir mouiller. Et je finirai par descendre, pour te goûter. Essuyer du bout de ma langue ton gland luisant. Que d’un réflexe, tu te dresses dans ma bouche et que je te prenne tout entier. Je la lécherai, la sucerai comme tu le souhaites, guidée par tes gémissements et ta main sur ma tête.

Je veux t’avaler, tu me régales tellement.

Mes mains agrippées sur tes cuisses, j’alternerai entre caresse sur tes parties et douce pression sur ton aine jusqu’à te permettre de t’abandonner complètement dans ma bouche. Je te regarderai, et essuierai avec élégance le mélange de fluides sur mes joues et mes lèvres…

Mais go back to reality, nous sommes dans le bar, et tu prévois de retrouver tes amis.

Photographe : DERRIEN Laura

Paris, 1h du matin, samedi

Tu règles l’addition et on se quitte ici, avec un simple au revoir.

Peut-être à bientôt pour un prochain round.

Article rédigé par @strawb.erotic

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