Le sexe bucolique, un printemps romantique.

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Le printemps est là, le soleil commence à nous caresser la peau sauvagement, les oiseaux se mettent à chanter. Haaaaaa, délicat moment après ce rude hiver et juste avant les grosses chaleur de l’été. Mais ce renouveau printanier ne réveille pas seulement notre peau, il excite aussi nos hormones.

Est-ce notre partie animale qui sent la saison des amours ? Aucune idée, mais les esprits s’échauffent, alors avant toute mise en danger de ton appareil génital, je voulais vous raconter une histoire.

L’hiver, on fait l’amour dans nos lits. Là, où il fait chaud et douillet. Mais quand le soleil revient, on a tendance à avoir envie d’inconnu, de nouveaux lieux, on se dit que l’herbe fraîche pourrait faire un très bon matelas pour nos ébats, que la nature a été crée pour que les hommes puissent en profiter et s’épanouir, tout ça tout ça quoi. Vous avez sûrement raison, mais sachez que tout n’est pas aussi idyllique que ce l’on imagine dans nos petites têtes manipulées par Hollywood, les comédies romantiques et Channing Tatum.

C’est pourquoi, j’ai testé pour vous : Le sexe dans un champ de blé.

(Bien évidemment que c’était pour vous et par pour le plaisir. C’est qu’on s’investit beaucoup quand on a la chance d’être rédactrice.teur pour Le Cul bordé de Nouilles Magazine. On donne du nôtre, hein)

Lors d’un week-end à la campagne, je décide de faire visiter à mon mec les endroits de mon enfance. Là, où mes parents m’ont appris à faire du vélo, là où j’allais boire des panachés avec mes copains, le lieu où je me cachais avec ma copine Charlotte pour fumer les premières cigarettes de ma vie, …

Je lui montre la petite ville dans laquelle j’ai grandi, les bois dans lesquels j’aimais me reposer telle une nymphe et la magnifique clairière où je venais bronzer. Mais ce jour-là, quelle fût ma surprise de découvrir que ma magnifique, époustouflante et romantique clairière, à faire pleurer Robert Pattinson dans Twilight, c’était transformée en un immense champ de blé.

Bon, il faut avouer que le blé, c’est joli. Le ciel était bleu azur, la forêt était d’un vert flamboyant et le soleil faisait pétiller chaque nuance blonde des épis de blé.

C’était joli, vraiment joli. Mais vous avez déjà essayé de marcher dans un champ de blé ?

Ça pique, ça gratte, c’est super haut, dedans il y a des bêtes. Toutes sortes de bêtes, des jolies libellules, des petites coccinelles mignonnes, des araignées mangeuses d’hommes, des serpents envoyés par Voldemort lui-même, des oiseaux qui chantonnent et des petits insectes rigolos.

Bref, on s’en va gaiement traverser le champ de blé, en faisant bien attention de ne pas laisser transparaître notre difficulté certaine à avancer. Nous étions l’un comme l’autre avec l’élu de notre cœur, dans un endroit romantique, on ne pouvait pas revenir à la réalité avec une vérité comme :

« -Putain de bordel, mais ça pique cette merde. En plus, j’ai chaud sous ce soleil, je transpire comme un porc. Et j’ai peur des bestioles. Je déteste la campagne, je veux du bitum. DU BITUM ! »

A la place, on roucoulait des niaiseries à écrire des chansons de Zouk  :

« – Aaaaaaaaah … Comme on est bien à l’air libre, hein mon Doudou ? »

Allongés tous les deux dans les herbes hautes, ce qu’il devait se passer, se passa. LE SEXE !

On était là, nous étions seuls, nous étions chaud bouillant.

Alors, on a fait l’amour. Comme des paysans sans maisons, comme des animaux de la forêt, comme des personnages de livre de « Mum-porn ».(C’est du porno pour ta mère. Oui ta mère a lu « 50 Nuances de Grey » . Oui ta mère aime la fessée. Il faudra t’y faire.)

C’était bien, vraiment.

Mais c’était bien jusqu’au moment fatidique où mon mec n’en pouvait plus de ces fucking épis qui lui grattaient à des endroits dont je ne parlerais pas. (Je te laisse deviner.) C’était vraiment bien tant que nous étions l’un dans l’autre, parce qu’au moment de se rhabiller … Au secours ! Ce qu’il y a de fascinant dans le blé, c’est qu’en plus de gratter et bien il s’accroche dans tes vêtements, pour se venger de ton coït, il fait l’amour à tes fringues et reste dedans A VIE !

C’est ainsi que nous sommes repartis sur le chemin de notre bulle d’amour, rêvant d’une douche nous permettant d’enlever toute trace de nature de notre pauvre peau.

Tout ça pour dire, cher amateur de nouvelles sensations, le sexe romantique dans la nature renaissante après l’hiver glacial, c’est bien, mais ça se prépare. Prends une couverture, de l’anti-moustique, des fringues de rechanges dans un sac isotherme, de la crème apaisante et pourquoi pas un anti-venin dans le doute.

Ou alors, évite les champs de blé. Et de patate, parce que ça craint un peu aussi.

Et toi, c’est quoi ton lieu préféré en nature ?

Sois pas timide, ça reste entre nous !

Un autre article ?

L'incarnation du magazine, avec sa propre personnalité, ses propres aventures et ses propres récits. Il est libre, ouvert et souvent incorrect. Derrière lui se cache tout.e.s les rédactr.ices.eurs qui ne veulent pas donner leurs identités lors de certaines histoires. Il est la liberté d'être ce qu'on veut à jamais : Épanoui et en train de manger des pâtes !

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