Je suis célibataire et je vais bien.

Cette phrase peut paraître étrange mais souvent quand on annonce son célibat votre interlocuteur vous regarde avec ce petit air de pitié en vous disant «  Oh mais t’en fais pas ça va venir ! ».

Comme si par définition être célibataire c’était être triste et forcement dans la quête obsessionnelle de sa moitié sur Terre.

Mais ma phrase préférée reste quand même «  Et toi c’est pour quand ? ». Chez moi je l’entends comme un «  Tu rejoins notre camp des gens normaux quand ? Hein ? Ton célibat me dérange : soit je l’envie soit il me rappelle tout ce que je ne veux pas être donc dépêche ! ».

Si je peux en parler sous ces termes maintenant c’est parce que pour la première fois je suis bien avec mon célibat. 7 mois. 7 mois de travail sur moi-même. Les montagnes russes de l’émotion.

Mais avant ça revenons à l’époque du collège / lycée.

À cette époque il y a ceux qui vivent leurs premières histoires d’amour et ceux qui comme moi sont abonnées à la frienzone. C’est fou comme j’ai pu être obsédée par le fait de trouver un amoureux à cette époque. Et moins je trouvais plus je me disais que c’était moi le problème. Je n’étais par conséquent pas jolie, pas intéressante, pas intelligente, pas grand chose en fait. Je me dévalorisais au fil du temps. Le dénigrement fait de sacrés dégâts à l’estime de soi, simplement par besoin d’être comme tout le monde. Et à cet âge la faire partie du groupe avoir les mêmes codes on en a besoin. Être accepter et validé par ses congénères c’est rassurant. On se construit, on se détruit, et on ne sait pas trop quoi faire. Alors on le traverse sans broncher, il ne faudrait pas déranger.

Et puis j’ai rencontré mon premier amour. Avec le recule je me dis qu’à partir de ce moment là j’ai complètement changer. Au fil du temps je suis devenue quelqu’un d’autre. Mais comprenez-vous il m’aimait. Je pensais inconsciemment que ça serait la seule fois que ça m’arriverait. Que je devais m’adapter à lui pour lui plaire et me remettre en question dès que je lui déplaisais. Être rejeter aurait été insupportable et sûrement la preuve d’un échec face à la normalité à laquelle j’aspirais tellement. Je suis devenue ma pire ennemie. J’ai joué un beau rôle qui n’était pas moi. Jusqu’au jour ou tout explose. Je me rends compte de ce que je me suis faite par peur de la «  Solitude » par peur d’être Moi-même. Je me suis renié. On s’est quitté. Puis le temps fils et ne nous empêche pas de refaire les mêmes erreurs.

Et puis arrive ce moment ou on décide de prendre le temps pour soi. On décide d’affronter cette pseudo solitude qui peu faire si peur. La solitude n’existe pas vraiment. Vous êtes toujours avec vous même sans compter amis et famille qui sont là et qui vous apprennent beaucoup sur vous une fois que vous êtes honnête avec eux.

Et puis j’ai découvert que la vraie solitude c’est de se réveiller à côté de quelqu’un qui a eu ce qu’il voulait et qui ne vous aime pas.

Le soir le jeu de la séduction est de sortie. Le matin la partie est finie, on range les cartes, et chacun retourne à sa vie.

On décide que la prochaine personne avec qui on sera nous aimera pour ce qu’on est et qui on est. Alors on prend le temps de se connaître pour ne plus jamais avoir a mentir sur sa propre personne.

Au début de cette période j’étais perdu. J’ai encore jouer un rôle. Quand je sortais en société j’en faisais des tonnes, je voulais me prouver que je pouvais encore séduire. J’avais besoin qu’on me regarde. Alors oui on me regardait, mais n’importe qui le faisait, et jamais des personnes qui me correspondait un seul instant et souvent pas pour les bonnes raisons. 4 mois pour trouver l’équilibre et arrêter de faire des apparences un échappatoire rassurant.

Bien-sur j’ai eu des gros coups de déprime tel une Drama Queen à demandé à mes amis en pleurant.

«  Mais pourquoi j’ai pas de mecs ? Pourquoi je plais pas ! »

Céder à la panique et au délire sans sens. On en dit des choses folles et insensé quand on a peur et qu’une nouvelle vie pointe le bout de son nez. On en fait aussi.

Elle est dure cette leçon a apprendre. Pour ma part j’ai décidé d’attendre, de pas le contrôler, de ne pas le désirer. De laisser la vie faire son chemin. Je ne veux pas vivre dans l’attente de quelque chose, je veux juste vivre, aller au bout de mes projets, en créer d’autres, et ne pas laisser du temps de cerveau pour des questions de couple ou de normalité de train de vie.

C’est une chance de pouvoir le vivre. D’avoir eu la possibilité de vivre une vie de couple jeune et d’avoir apprit de mes erreurs. Et les plus grandes leçons demande du temps. On nous fait vivre dans l’angoisse des timing et de la normalité combinée. Alors que tous nos chemins sont différents et non réglé selon des horaires lié à des d’âges bien définis.

Alors à vous mes chers célibataires, n’ayez pas peur, n’ayez pas honte. Vous êtes des êtres à part entière. Ne vous lancez pas dans une histoire de peur d’être seule ou d’avoir besoin que quelqu’un vous sauve ou vous assiste. Apprenez à être bien, sincèrement, avec vous-même avant de vouloir partager votre vie. Construisez vos fondations solidement de façon à pouvoir traverser les tempêtes seule ou accompagné. Prenez le temps de vous aimez. Prenez le temps de devenir la personne que vous voulez être et de découvrir celle que vous êtes déjà.

« Ça arrive quand on s’y attend le moins ». Alors arrêtez d’attendre, Vivez ! Vous avez tant à expérimenter.

Noémie, 28 ans, Célibataire, Toujours pas de chat.

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