Je suis de ceux qui se font du bien.

Aujourd’hui, on voulait vous partager le témoignage d’une fille qui aime se faire du bien et qui le revendique haut et fort. Parce que si elle peut le faire, vous aussi. Et chez Le Cul, on a pour vocation le bien-être de tous :

Bonjour les lecteurs du Cul, déjà bravo pour votre choix de lecture ! Le Cul bordé de Nouilles est The magazine pour se faire du bien, si vous êtes là, c’est que vous êtes déjà sur la bonne voie pour votre bien-être. Pour ma part, j’avais envie de vous partager ma façon de faire pour me faire du bien.

Et non, je ne parle pas de masturbation ! Je parle du moyen de me faire du bien dans tous les domaines de ma vie, notamment au travail.

“Il est important de travailler dans quelque chose qu’on aime, faire un travail épanouissant, tout ça.”

Alors oui ! Mais c’est facile à dire quand on a les moyens financiers d’attendre le job de rêve, mais pour 80% d’entre nous qui avons notre banquier en favori dans notre téléphone, ça se complique. Il y à toujours un moment dans la vie où on se retrouve à faire ce qu’on appelle “un job alimentaire“, c’est à dire que l’on fait une activité rémunérée nous permettant de vivre. Et en général, ce job est compliqué, chiant, sous payé, … On se dit que c’est une passade, que c’est juste pour un moment, le temps de se remettre à flot et que dans la vie, il faut bien travailler si on veut faire des trucs.

Et c’est bien. Il faut savoir se forcer un peu. Il faut connaître l’importance de l’effort pour avoir la récompense. C’est important de savoir se donner pour atteindre ses objectifs. Tout ça nous rend meilleur.

Par contre, souffrir, ne nous rend pas meilleur. Je suis de ceux qui se font du bien et je vais vous raconter un peu de mon histoire.

Durant mes études, j’ai beaucoup travaillé pour être financièrement indépendante. J’enchainais les jobs, je faisais des semaines éreintantes. Et j’adorais ça, j’aimais avoir le pouvoir. J’avais le travail, les études, l’argent, le mec, les amis. Les gens me trouvaient courageuse et je me trouvais grande.

J’avais le travail, les études, l’argent, le mec, mais un peu moins les amis parce que je trouvais pas le temps d’aller aux soirées, je travaillais la semaine et le week-end. Ils ne m’en voulaient pas, mais les invitations ont commencé à se faire plus rare. J’avais le travail, les études, l’argent mais ça devenait compliqué avec le mec. Je rentrais tard, j’étais fatiguée tout le temps, le stress avait tué ma libido et il ne me reconnaissait pas. J’avais le travail, les études et finalement l’argent partait vite, parce que pour la plupart des jobs, on est pas payé comme on le devrait. Donc je gagnais à peine de quoi vivre alors que je bossais comme une chienne. J’avais le travail et les études ? Ah nan, les études passaient à la trappe. Difficile d’aller en amphi quand tu boss 10h par jour. Au final j’avais le travail.

Normalement, on travaille pour vivre. Et là, c’était l’inverse. Ma vie c’était mon travail. Quand je m’en suis rendu compte, je me suis effondrée. Et j’ai décidé de changer. Et ce changement, je l’ai gardé toute ma vie. Je me suis posé une seule question :

“Qu’est-ce qui est important ?”

J’ai commencé par me mettre en arrêt maladie car c’était l’anniversaire de mon mec et que je bossais tout le week-end. Et être avec lui était plus important.

Je prenais souvent des heures en plus pour l’argent, j’ai arrêté parce que dormir était plus important.

J’ai dit non à mon patron quand il avait besoin de moi, parce que j’étais plus importante que ses besoins à lui.

Noémie Alex

Et j’ai commencé à me faire du bien !

Maintenant dans ma vie je me demande “Est-ce que ça en vaut la peine ? Est-ce que ça me fait du bien ? Est-ce que ça va avec mes valeurs ?”

Si la réponse est oui, je continue et je me repose la question plus tard.

Si la réponse est non, ciao. Un job ? Une relation ? Un appart ? Une soirée ? Si la réponse est non, je dis CIAO !

Alors oui, démissionner c’est la merde. Mais est-ce que rester dans un job toxique c’est mieux ? Quitter un appartement, c’est la merde. Mais si je ne me sens pas bien en rentrant chez moi, c’est mieux ?

Et ainsi de suite.

C’est bateau de dire qu’on a qu’une vie mais c’est quand même un peu vrai. Je préfère galérer parce que j’ai fait un choix pour moi, plutôt que galérer parce que je n’en ai pas fait, par peur ou par lâcheté. Et finalement, avec cette façon de faire, je me suis épanouie. Parce que j’ai l’exigence de ne faire que des choses qui me font du bien, d’être entourée de gens qui me font du bien, d’avoir une vie sexuelle qui me fait du bien.

Je suis de ceux qui se font du bien. Je suis de ceux qui se font passer en premier. Je suis de ceux qu’on appelle quand ça va pas, parce que je suis de ceux qui arrête tout pour ce qui est réellement important. Je suis de ceux qui prennent un avion sur un coup de tête, parce qu’ils ont besoin de voir la mer. Je suis de ceux qui dansent sous la pluie, parce que le rhume c’est vraiment pas grave. Je suis de ceux qui s’aiment et qui aiment les autres.

Je suis de ceux qui se font bien ! Et toi ?

1 Comment

  1. Reply
    Caldon

    Entierement d accord avec le sujet…la vie n’est pas tjs simple et parfois les choix sont difficile…nous rentrons dans le piège de la consommation (loyer manger etc..) ..un jour nous ouvrons les yeux et nous avons le courage de faire les bons choix pour vivre mieux ..et ceci à tout âge….sachez etre égoïste et éloignez vous de tout ce qui peux vous apporter des ondes negatives à votre bien etre……..la vie est longue mais courte à la fois alors profiter un max est la 1ere règle de la vie …

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